Les taux de changes en GNF du
10/9/2010
CFA
:
11.6603
|
Dollar canadien
:
5756.0037
|
Droit de Tirage Spécial
:
9080.3597
|
Euro
:
7648.6594
|
Livre sterling britannique
:
9222.9213
|
US Dollar
:
6001.7727
|
La Gouvernance de la BCRG
L'organigramme
Statut de la BCRG
Historique
Galerie
Présentation
Textes et instructions
La tenue des séances d’enchères des BdT
La tenue des séances d’enchères des TRM
Le marché monétaire sur les BdT et sur le TRM
La Structure des taux d’intérêts
Taux de change
Centrale des risques
Incidents de paiements
Centrale des bilans des entreprises
La loi bancaire
La loi sur la micro finance
Le code des assurances
La loi sur le blanchiment
Institutions Financières
Systèmes de paiements
Emissions
Signes monétaires
Bulletin Mensuel
Note de Conjoncture
Rapport financiers audités de la BCRG
Rapport Annuel
Documents de Recherche
Publications disponibles
Autres Publications
Séries Monétaires
Balance de paiements
Tableau des opérations financières de l’Etat
L’inflation
PIB et répartition sectorielle et par absorption
Dettes
Appels d’offres
Emplois et Annonces
Recherche
Cours du
10/9/2010
Matieres Premieres
COURS
Café (USD/livre)
195.600
Petrol Brent (USD/baril)
77.280
Riz (GNF/50kg)
150000.00
-
Sucre (USD/livre)
21.510
Metaux
COURS
Aluminium (USD/livre)
83.000
-
Argent (USD/once)
19.965
Or (USD/once)
1261.100
Taux du
10/9/2010
LIBELLE
TAUX (%)
Taux BdT-364j
9.000
Taux Directeur (TD)
9.000
Gouvernement guinéen
guinee.gov.gn
Banque Mondiale
banquemondiale.org
FMI
www.imf.org
IMAO
www.wami-imao.org
BRI
www.bis.org
AMAO
www.wama-amao.org
ZMAO
CBG
bog.gov.gh
COG
cbg.gm
CBN
cenbank.org
CBS
bankofsierraleone-centralbank.org
BCRG
bcrg-guinee.org
Les sites d'informations économiques et financières
Reuters Afrique
Reuters International Francophone
Bloomberg
DECLARATION DE MONSIEUR ALHASSANE BARRY, GOUVERNEUR DE LA BCRG, A L’OCCASION DU CINQUANTENAIRE
Chers compatriotes, Expatriés résidant en Guinée, Mesdames et Messieurs, Le 29 Février et le 1er Mars 1960 furent créées respectivement notre Banque Centrale et notre monnaie nationale. Ce cinquantenaire de la Banque Centrale et de la monnaie revêt une double signification qui, de façon indélébile, marque l’histoire de notre pays. Il s’agit : - d’une part, de la rupture des relations avec la métropole ; - et d’autre part, de la recherche d’un mieux être par nos populations. La célébration de ce cinquantenaire est un moment de fierté nationale pour l’effort accompli dans la gestion de notre monnaie et de notre institution la Banque Centrale de la République de Guinée. De même, elle est un instant de réflexion profonde et d’interrogation sur l’avenir de notre pays dans le contexte de la mondialisation sans cesse croissante des économies. C’est le lieu de rendre un hommage mérité à tous nos illustres devanciers qui ont bâti cette institution et géré notre monnaie. 50 ans d’existence est synonyme de maturité et d’expérience qui pourraient permettre de construire un avenir encore meilleur. A cet égard, c’est avec joie que le peuple de Guinée se doit de célébrer cet anniversaire. Ainsi, les festivités qui commémorent ce cinquantenaire débutent ce 1er mars et s’étaleront sur tout le reste de l’année 2010. Ce cinquantenaire est pour nous l’occasion de retracer les différentes péripéties qui ont jalonné l’histoire de la monnaie et les politiques y afférentes. Chers compatriotes, Expatriés résidant en Guinée, Mesdames et Messieurs, Souvenons-nous que de 1960 à nos jours, plusieurs réformes monétaires ont été mises en œuvre en fonction des systèmes économiques. Durant la période 1960 - 1984, marquée par une économie dirigée, différentes réformes monétaires ont été réalisées. La politique monétaire pratiquée alors était essentiellement axée sur l’encadrement du crédit tandis que la politique de change reposait sur la pratique d’un taux de change administré. L’évaluation de cette période fait ressortir que l’omniprésence de l’Etat dans la sphère de production et de la monnaie a induit de nombreux dysfonctionnements. Mesdames et Messieurs, Suite au changement de régime politique intervenu en 1984, les nouvelles autorités ont décidé, avec l’appui de la communauté des bâilleurs de fonds, d’entreprendre de profondes réformes économiques et financières qui ont jeté les bases d’une économie de marché qui reconnaît au secteur privé son rôle de moteur de la croissance. Dans le secteur financier, les réformes engagées au cours de la période 1985 – 2009, ont porté, entre autres, sur la dévaluation de la monnaie de plus de 92%, le changement de signe monétaire, la restructuration de la banque centrale, la fermeture de toutes les banques d’Etat devenues illiquides et insolvables, l’implantation de nouveaux établissements bancaires et des compagnies d’assurances privés, le réaménagement du cadre institutionnel et réglementaire ainsi que la définition d’une nouvelle politique monétaire et de change de type libéral. Dès les premières années qui ont suivi le programme de réformes, des résultats probants ont été enregistrés dans l’ensemble de l’économie. Le taux de croissance du PIB en termes réels s’est établi en moyenne à 4,4% entre 1987 et 1990, ce qui a permis d’améliorer le revenu par habitant. Dans le domaine de la politique de change, la BCRG a adopté progressivement un régime de change flottant, conformément à l’article 8 du Fonds Monétaire International. L’ensemble de ces politiques a permis de juguler de façon drastique l’inflation dont le taux est passé de 72% en 1986 à 4,1% en 1994 et les réserves de change de la BCRG représentaient en moyenne trois mois d’importations. Chers compatriotes, Expatriés résidant en Guinée, Mesdames et Messieurs, Cette situation, globalement maîtrisée jusqu’en 2002, s’est dégradée sous l’effet conjugué des attaques rebelles intervenues à nos frontières de Septembre 2000 à Mars 2001 et de l’impact négatif de l’afflux massif des réfugiés en provenance des pays frontaliers. En dépit de ce contexte défavorable, notre pays a dû faire face à toutes les dépenses liées à la gestion de ces facteurs exogènes sans concours extérieurs. Les dérapages budgétaires qui en ont résulté ont entraîné un recours au financement monétaire du déficit ; situation qui a engendré des tensions inflationnistes aggravées par le renchérissement du prix des produits pétroliers sur le marché international. La conjonction de ces deux facteurs a contribué à la forte dépréciation du franc guinéen. Le taux d’inflation en glissement annuel maintenu à un chiffre depuis plus d’une décennie a explosé pour atteindre 40,8% en janvier 2007. La dégradation continuelle de l’environnement macroéconomique a eu pour conséquences sociales l’accentuation de la paupérisation. L’indice de pauvreté est passé de 49,3% en 2002 à 53,6% en 2005. Face à la situation ci-dessus décrite qui a été le détonateur des remous sociaux observés dans le pays en 2006 et en 2007, la BCRG a, en concertation avec le Gouvernement, initié des mesures dont le but est de consolider notre monnaie et de renforcer la crédibilité de notre Institution. Chers compatriotes, Expatriés résidant en Guinée, Mesdames et Messieurs, En matière de politique monétaire, la BCRG a procédé à la libéralisation des taux d’intérêt en décembre 2007 et a introduit, en 2009, une flexibilité de son taux directeur. La crise économique et financière observée à la fin de cette décennie a affecté l’économie de notre pays. Pour atténuer ces effets, la BCRG a procédé à une baisse drastique de son taux directeur qui passe de 25,25% le 15 juillet 2008 à 16% le 15 avril 2009, puis à 9% le 3 août 2009. Cette mesure a permis de réduire le coût du crédit pour les agents économiques, facteur de relance de l’activité économique. Cette stratégie a été appuyée par l’arrêt momentané de l’émission des bons du Trésor et des titres de régulation monétaire au cours du premier semestre 2009. Ces mesures visaient à réorienter les ressources des banques vers le secteur privé. Concernant la politique de change, la BCRG a mis en place un marché interbancaire de change et édicté de nouvelles règles d’intervention des intermédiaires agréés. Ainsi, le cours de référence du franc guinéen par rapport aux principales devises est déterminé au quotidien en fonction du volume des transactions réalisées et déclarées par les intervenants de la place. Ce mécanisme a connu un dysfonctionnement momentané avec l’intervention de la décision administrative du 15 septembre 2009 fixant le taux de change du dollar américain à GNF 4800. Bien qu’éphémère, cette décision administrative a eu pour conséquences, entre autres, la perturbation du marché et l’aggravation de l’écart entre le cours officiel et celui dit parallèle. Dans le but de renforcer les acquis dans le domaine des changes, une nouvelle réglementation de l’activité des bureaux de change a été publiée le 22 octobre 2009. Cette nouvelle disposition est plus conforme aux mutations récentes du marché des changes. Elle consacre la séparation de l’activité de change manuel de celle de transfert d’argent. Dans le domaine de la supervision des Institutions financières, la Banque Centrale a concentré ses efforts sur l’assainissement et le renforcement de la structure financière des banques. Ainsi, la BCRG a décidé le relèvement progressif du capital minimum des établissements de crédit à GNF 25 milliards le 31 mars 2010 puis à GNF 50 milliards au plus tard le 31 mars 2011. Au regard des effets de la crise financière internationale, la Banque Centrale a créé un cadre institutionnel et réglementaire adapté aux meilleures pratiques internationales, notamment les principes édictés par le Comité de Bâle. Le réseau bancaire continue à se densifier grâce à l’implantation de nouvelles banques et à la couverture du territoire national. A ce jour, ce réseau comporte dix banques en activité et une soixantaine d’agences installées aussi bien à Conakry qu’à l’intérieur du pays. Cette amélioration devrait continuer à se renforcer en 2010 avec l’ouverture prévue de nouvelles banques ayant déjà obtenu leurs agréments. Au niveau des compagnies d’assurance, le marché a enregistré l’arrivée d’une nouvelle société en 2009 portant à sept le nombre de compagnies agréées. La BCRG a poursuivi la surveillance des entreprises d’assurance et a pris des mesures de redressement pour celles en difficulté. De même, les Institutions de micro finance ont fait l’objet d’une surveillance accrue. Ce qui leur a permis, malgré les difficultés liées à l’insuffisance des ressources de refinancement à moyen et long termes et au manque d’infrastructures de base, de connaître des progrès sensibles. Chers compatriotes, Expatriés résidant en Guinée, Mesdames et Messieurs, Sur le plan de la gestion interne, la BCRG s’efforce d’améliorer l’assainissement de la circulation fiduciaire grâce à la mécanisation des activités de comptage et de tri des billets. Pour lui permettre d’accomplir ses missions dans l’efficacité souhaitée, la Banque Centrale a été dotée d’un nouveau statut lui conférant toute son indépendance et une autonomie de gestion conformément aux pratiques universelles. Le corollaire de cette indépendance de la BCRG est le devoir de rendre compte de ses activités au public. C’est ainsi qu’après chaque réunion du Conseil d’Administration, elle diffuse au public par voie de presse et sur son site web un compte rendu. Chers compatriotes, Expatriés résidant en Guinée, Mesdames et Messieurs, Après avoir passé en revue les cinquante ans de notre Banque Centrale et de notre monnaie, permettez-moi de ressortir les perspectives sur les mois et années à venir. Dans ce contexte, il me semble urgent de poursuivre l’assainissement de l’environnement macroéconomique afin de renouer très rapidement avec la communauté financière internationale. La Banque centrale entreprendra un vaste chantier de modernisation de sa politique monétaire et de change visant la réactivation du marché interbancaire de francs guinéens et de devises. Pour améliorer sa gestion, des dispositions seront prises afin de promouvoir la culture de gestion des risques. Au niveau de la supervision, il sera procédé à une révision de la loi bancaire, afin de se conformer davantage à l’évolution des standards internationaux. Quant aux compagnies d’assurance et Institutions de micro finance, la BCRG s’attellera à la consolidation de leur surface financière par le relèvement du montant de leur capital social minimum. En termes de couverture du territoire national, la BCRG poursuivra l’implantation de ses agences dans les chefs lieux de Gouvernorat de Boké, Mamou et Faranah. Sur le plan interne, une attention soutenue sera accordée à la mise en œuvre du Système de paiement, à la conversion des états financiers aux normes IFRS, à la validation du Code d’éthique et de déontologie par les travailleurs, les partenaires sociaux et le Conseil d’Administration. Chers compatriotes, Expatriés résidant en Guinée, Mesdames et Messieurs, Dans le cadre de l’intégration sous régionale et pour faire face aux multiples défis de la mondialisation, notre pays travaillera, aux côtés des autres Etats membres, en vue de la création d’une monnaie commune au sein de la Zone Monétaire de l’Afrique de l’Ouest et dans une perspective plus élargie de création d’une monnaie CEDEAO. A la faveur de cette coopération sous-régionale, la Guinée a bénéficié d’un don non remboursable de la Banque Africaine de Développement à hauteur de 9,5 millions de dollars destiné à financer le développement et la modernisation de notre système de paiements. Chers compatriotes, Expatriés résidant en Guinée, Mesdames et Messieurs, Le cinquantenaire de la Banque Centrale et de la monnaie guinéenne nous montre qu’il y a eu des réalisations importantes. Cependant, beaucoup reste à faire. C’est le lieu de signaler que les acquis ont été réalisés grâce au soutien constant des plus hautes autorités du pays. A cet égard, je tiens à remercier tout particulièrement Son Excellence le Général Sékouba Konaté, Président de la République par intérim, Président de la Transition et Son Excellence Monsieur Jean Marie DORE, Premier Ministre, Chef du Gouvernement, pour leur soutien et leurs conseils avisés. Avec ce soutien des autorités, garant de son indépendance, la Banque Centrale s’engage à relever les nombreux défis afin de contribuer efficacement à l’amélioration des conditions de vie des populations guinéennes. Je ne saurais terminer ma déclaration sans souhaiter un prompt rétablissement à Son Excellence le Capitaine Moussa Dadis Camara, Président de la République. Chers compatriotes, Expatriés résidant en Guinée, Mesdames et Messieurs, La Banque Centrale et la monnaie font partie de notre patrimoine commun. Un demi-siècle d’existence mérite d’être célébré. C’est pourquoi, j’invite les populations, la presse et les amis de la Guinée à prendre effectivement part aux cérémonies qui seront lancées dès demain et qui s’étaleront sur tout le reste de l’année 2010. Vive la Banque Centrale. Vive la monnaie guinéenne. Je vous remercie de votre aimable attention.