Monnaie unique : ‘’Eco’’ entre en vigueur en 2020 dans l’espace CEDEAO

Le Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée a co-présidé ce jour, la réunion conjointe des Gouverneurs de l’AMAO et de la ZMAO. Cette rencontre de Conakry qui regroupe une centaine de participants, s’inscrit dans une concrétisation du rêve des panafricanistes partisans de l’abandon du franc CFA.

L’adoption de la future monnaie unique ouest-africaine, devra cependant faire face à de nombreux obstacles. Les échanges qui se tiennent dans la capitale guinéenne, interviennent dans un contexte international marqué par la persistance des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, la montée de l’incertitude liée au Brexit et la hausse des prix mondiaux du pétrole. Ces facteurs réunis ont pour conséquence le ralentissement de la croissance économique mondiale, qui selon les estimations du FMI se situe à 3,6 % en 2018.

Les Etats de la CEDEAO devront mettre en œuvre des mesures et des réformes pour s’acheminer vers une convergence macro-économique, qui conditionnera la création d’une monnaie unique. Malgré une croissance économique dans la région, estimée à 3 % en 2018 et projetée à 3,4 % pour 2019, plusieurs obstacles se dressent devant le projet de monnaie unique des quinze pays de la CEDEAO.

Pour le Gouverneur de la BCRG, malgré les obstacles qui se posent,  ces trois dernières années ont été marquées par des avancées significatives dans le processus de création de la monnaie unique de la CEDEAO. La décision formelle adoptant l’Eco comme monnaie unique de la sous-région a été prise récemment par les Chefs d’Etats et de gouvernement. Selon lui, il importe de souligner la nécessité de poursuivre les réformes en vue de respecter les critères de convergence permettant de faire de la monnaie unique une réalité.

Par ailleurs, le Gouverneur dira que conformément aux conclusions du sommet des Chefs d’Etats et de Gouvernement de la CEDEAO le 29 juin 2019, tenu à Abuja, l’approche graduelle a été réaffirmée. Il ressort de ces conclusions, que l’Eco sera lancé avec les pays qui respecteront les premiers, les critères de convergence. Les autres auront vocation à rejoindre ultérieurement ce premier groupe. C’est pourquoi les Gouverneurs comptent redoubler d’ardeur dans les réformes, de sorte à être en phase avec les critères dès le départ, précise Lounceny Nabé.

Pour finir, le Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée dira qu’en dépit des progrès notables enregistrés dans le processus de création de la monnaie unique, il reste encore beaucoup à faire, notamment en ce qui concerne les modalités de migration vers le régime de taux de change flexible et le cadre de politique monétaire adopté, conclut-il.

Il faut préciser que ‘’Eco’’ a été adopté comme le nom de monnaie unique par les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO et devrait donc entrer en vigueur en 2020 dans les quinze Etats de l’espace.

La Cellule de Communication du Gouvernement

Achèvement de la 4 ème revue du programme FEC

Les services du FMI et la Guinée ont atteint un accord au niveau des services sur la quatrième revue de l’accord FEC

À la suite des discussions entre les autorités guinéennes et les services du FMI à Conakry du 1er au 12 octobre, 2019 et à Washington lors des Assemblées annuelles 2019 du FMI, un accord au niveau des services du FMI a été atteint sur la quatrième revue du programme de politiques économiques et de reformes appuyé par une Facilité Élargie de Crédit (FEC) de trois ans. Sous réserve de l’approbation de la direction du FMI, l’accord devrait être soumis au Conseil d’administration du FMI en décembre 2019.

A l’issue des discussions, Mme Albertin, chef de mission du FMI pour la Guinée, a fait la déclaration ci-après :

« Les autorités guinéennes et les services du FMI ont atteint un accord un niveau des services du FMI sur la quatrième revue du programme de réformes et de politiques économiques appuyé par un accord FEC de trois ans. L’accord FEC vise à favoriser une croissance forte et partagée et à réduire la pauvreté tout en préservant la stabilité macroéconomique. La performance par rapport aux objectifs à fin juin 2019 du programme appuyé par la FEC était satisfaisante, et les reformes appuyées par le programme progressent.

« La croissance réelle était à 6% en 2018 et la forte performance économique devrait se poursuivre en 2019, soutenue par activité dynamique dans le secteur minier. L’inflation globale a ralenti à 9,4% en aout 2019. Le solde budgétaire de base a enregistré un surplus de 1,2% du PIB à fin juin. Les réserves internationales brutes se sont renforcées pour atteindre 3,7 mois de couverture des importations.

« Mobiliser des recettes fiscales supplémentaires et réduire graduellement les subventions à l’électricité sont déterminants pour la création de l’espace budgétaire pour accroitre les investissements publics à soutien de la croissance. Parallèlement, renforcer la gestion des investissements publics permettra d’assurer un meilleur rendement des investissements et de promouvoir la transparence et l’efficacité. Augmenter les dépenses publiques dans les filets de protection sociale est fondamental pour réduire la pauvreté, protéger les plus vulnérables et promouvoir l’inclusion. Une stratégie prudente d’endettement permettra de préserver la viabilité de la dette.

« Poursuivre la constitution des marges de manœuvre extérieurs renforcera la résilience de la Guinée face aux chocs. La poursuite de l’assouplissement du taux de change facilitera l’accumulation de réserves. A cette fin, la concurrence sur le marché des changes a été renforcée et une stratégie d’intervention de la banque centrale fondée sur des règles est en train d’être finalisée.

« Maintenir une politique monétaire prudente sera important pour modérer l’inflation. Continuer à limiter les prêts de la banque centrale à l’État sera essentiel à la maîtrise des tensions inflationnistes. Une gestion plus active de la liquidité aidera à l’atteinte des objectifs monétaires.

« Poursuivre la mise en œuvre des réformes visant à améliorer la gouvernance et le climat des affaires est essentiel au développement du secteur privé et à une croissance partagée. Continuer à renforcer le dispositif de lutte contre la corruption et le cadre de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme est important. »

Rapport annuel 2018

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