40ème Session du Conseil d’Administration de la Banque Centrale de la République de Guinée

Le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) s’est réuni, le 30/06/2020, par visioconférence, sous la présidence de Dr. Louncény NABÉ, Gouverneur de la Banque Centrale, Président du Conseil.
Au cours de cette session, le Conseil a examiné notamment, les états financiers certifiés de la Banque Centrale par le Cabinet KPMG France pour l’exercice clos au 31/12/2019, et le renouvellement du mandat du commissaire aux comptes.
Le Conseil a en outre, été informé de la nomination de M. Thierno Madjou SOW, Premier Vice-Gouverneur de la Banque Centrale en remplacement de M. Nianga Komata GOUMOU, nommé au poste de Ministre Conseiller à la Présidence de la République Chargé des Questions Macroéconomiques.
Le Président du Conseil a saisi l’occasion pour féliciter, au nom de tous les membres, M. Louseny CAMARA, pour son élection, comme Député à l’Assemblée Nationale.
Le Premier Vice-Gouverneur entrant, M. Thierno Madjou SOW, a remercié les membres du CA pour les félicitations à lui adressées, et exprimé l’honneur qu’il a d’être membre du CA de la BCRG. Il les a rassurés de sa sincère collaboration et de sa volonté de s’inscrire dans la dynamique déjà en cours.
Étant élu Député, M. Louseny CAMARA a remercié les membres du Conseil, en indiquant qu’il siège pour la dernière fois, conformément au statut de la BCRG.
Le Président du Conseil a informé les membres qu’il a présenté en leur nom, à M. Nianga Komata GOUMOU, ancien Premier Vice-Gouverneur, leur gratitude pour sa bonne collaboration et leurs vœux de réussite dans ses nouvelles fonctions.
Invités pour l’occasion, le Directeur Général des Finances et de l’Informatique et l’Auditeur Général de la Banque Centrale ont tour à tour pris la parole. Le premier a présenté le bilan et le compte de résultat de la BCRG arrêté au 31/12/19. Le bilan de la BCRG arrêté au 31/12/2019 s’équilibre à l’Actif et au Passif à GNF 27 285,305 milliards, contre GNF 23 648,606 milliards un an auparavant, soit une augmentation GNF 3 636,699 milliards ou 15,38%. Quant au compte de résultat de l’exercice 2019, il fait ressortir un bénéfice de GNF 461,072 milliards contre un résultat bénéficiaire de GNF 213,106 milliards en 2018.
Le deuxième, l’Auditeur Général, a présenté au nom du Comité d’Audit, le rapport d’opinion de KPMG Audit S.A. relatif à la certification des comptes de la Banque Centrale pour l’exercice clos au 31 décembre 2019. Ce rapport est consultable sur le site web de la Banque Centrale, www.bcrg-guinee.org. En outre, il a également présenté le mémorandum du Comité d’Audit au CA, relatif au renouvellement du mandat du Commissaire aux Comptes KPMG France. A ce titre, il a indiqué que compte tenu de la valeur ajoutée qui a découlé́ des prestations de ce Cabinet, le Comité́ suggère aux membres du Conseil d’Administration, après un examen approfondi, de le reconduire pour un second mandat.
A l’issue des échanges, le Conseil adopte à l’unanimité des membres présents et représenté :

  1. Le procès-verbal de la 39ème session du 20/12/2019 ;
  2. Les états financiers certifiés de la Banque Centrale par le Cabinet KPMG France pour l’exercice clos au 31/12/2019 ;
  3. Le renouvellement du mandat du Commissaire aux comptes (Cabinet KPMG France) pour quatre années, allant de 2020 à 2023 inclusivement.

Contact presse

BCRG
Moussa MANSARE
Responsable de la Cellule de Communication
Tél : (+224) 628 03 88 35
moussa.mansare@bcrg-guinee.org

À PROPOS DE LA BCRG
La Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) est une institution qui œuvre à la définition et à la conduite de la politique monétaire du pays. Dans la consolidation de l’économie, et le maintien de la stabilité des prix, la BCRG opère de façon autonome et apporte ainsi son soutien à la politique économique du Gouvernement de la République de Guinée en vue d’une croissance économique saine et durable.

Cérémonie de passation de service à la Banque Centrale de la République de Guinée

Ce vendredi 26 juin 2020, s’est tenue à la Banque Centrale, la cérémonie de passation de service entre le Premier Vice-Gouverneur sortant, M. Nianga Komata GOUMOU, et le nouveau Premier Vice-Gouverneur, M. Thierno Madjou SOW, nommé par Décret D 2020/127/PRG/SGG du 22 juin 2020
La cérémonie, placée sous la présidence de M. Naby Youssouf Kiridi BANGOURA, Ministre d’État, Secrétaire Général à la Présidence de la République, a connu la participation du Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée, M. Louncény NABE, des cadres de la Direction Nationale du Budget et de la Banque Centrale.
Dans son allocution d’ouverture, le Ministre d’État, Secrétaire Général, à la Présidence, a félicité les deux Premiers Vice-Gouverneurs entrant et sortant pour leur nomination. Le premier, M. Thierno Madjou SOW, comme nouveau Premier Vice-Gouverneur, et le second, M. Nianga Komata GOUMOU, comme Ministre Conseiller à la Présidence Chargé des Questions Macroéconomiques.
Le Premier Vice-Gouverneur sortant, dans son adresse à l’assistance, après la minute de silence à la mémoire de tous les travailleurs depuis qu’il est à la Banque Centrale, a tenu à remercier le Chef de l’État, le Pr. Alpha CONDE, pour la confiance plusieurs fois renouvelée à sa modeste personne. il a adressé également ses remerciements à Monsieur le Gouverneur de la Banque Centrale, un professionnel et un manager, sous le leadership duquel plusieurs réformes ont été réalisées. Les mêmes remerciements ont été adressés au deuxième Vice-Gouverneur, M. Baidy ARIBOT et à l’ensemble du personnel de la Banque Centrale.
Au Premier Vice-Gouverneur rentrant, tout en le félicitant de la confiance placée en lui par le chef de l’État, il lui a énuméré les importants chantiers à lui transmis par ses soins dans les dossiers en instance. Par ailleurs, il lui a fait part de sa disponibilité constante à l’accompagner dans sa nouvelle mission.
il a invité le personnel de la Banque Centrale, « la famille Banque Centrale » à poursuivre les multiples initiatives et réformes engagées au cours de ses dix dernières années afin de hisser l’institution parmi les meilleures de la sous-région.

M. Thierno Madjou SOW à son tour, a remercié le Chef de l’État, le Pr. Alpha CONDE, pour la confiance placée en lui en le nommant au poste de Premier Vice-Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée.
En rappelant le contexte actuel marqué par la crise sanitaire du covid-19, il s’est félicité du rôle que la Banque Centrale continue de jouer dans l’économie nationale et de la confiance que les partenaires techniques et financiers portent à la Guinée. Il a salué les nombreuses et courageuses réformes déjà effectuées et celles en cours de réalisation par la Banque Centrale, sous le leadership de Monsieur le Gouverneur, Dr. Louncény NABE. C’est donc pour lui, un privilège de rejoindre la maison, pour contribuer à l’accomplissement des nobles missions confiées à l’institution.
A l’endroit de son prédécesseur, M. Nianga Komata GOUMOU, il a salué son dynamisme et son professionnalisme, non sans rappeler son caractère d’homme de résultat et de conviction, et par-dessus tout, humain. Qualités qui, c’est certain, lui assureront le succès dans sa nouvelle mission auprès du Chef de l’État.
Le Gouverneur de la Banque Centrale, Dr. Louncény NABE, prenant la parole à la suite des deux, a fait un bref rappel historique de ses franches et riches collaborations aussi bien avec le Premier Vice-Gouverneur sortant qu’avec le Deuxième Vice-Gouverneur, M. Baidy ARIBOT.
Parlant du nouveau Premier vice-gouverneur, un ancien de la maison qu’il a côtoyé et encadré, il a mentionné ses qualités d’homme courtois, respectueux et travailleur. En lui souhaitant un bon retour à la « maison », il a formulé ses vœux les meilleurs, pour le désormais Ministre Conseiller à la Présidence de la République chargé des Questions Macroéconomiques, M. Nianga Komata GOUMOU, dans l’accomplissement de sa nouvelle mission.
Pour conclure, il a invité l’ensemble du personnel de la Banque Centrale de la République de Guinée, à s’approprier et développer l’esprit de famille et l’intelligence collective dans le travail. Ce sont les clés du succès dans l’exaltante et noble tâche dévolue à notre institution.
Le Ministre d’Etat, Secrétaire Général à la Présidence de la République, pour le mot de clôture, a remercié les intervenants et déclaré M. Thierno Madjou SOW, Premier Vice-Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée, installé dans ses nouvelles fonctions.
La cérémonie a pris fin par une photo de famille.

Contact presse
BCRG
Moussa MANSARE
Responsable de la Cellule de Communication
Tél : (+224) 628 03 88 35
moussa.mansare@bcrg-guinee.org

À PROPOS DE LA BCRG
La Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) est une institution qui œuvre à la définition et à la conduite de la politique monétaire du pays. Dans la consolidation de l’économie, et le maintien de la stabilité des prix, la BCRG opère de façon autonome et apporte ainsi son soutien à la politique économique du Gouvernement de la République de Guinée en vue d’une croissance économique saine et durable.

Le conseil d’administration du FMI approuve un décaissement de 148 millions de dollars en faveur de la Guinée

Pour aider le pays à faire face à la pandémie de COVID-19

• Le conseil d’administration du FMI approuve la 70e demande de financement d’urgence visant à aider ses pays membres à faire face aux problèmes posés par la pandémie de COVID-19.
• Le FMI a approuvé en faveur de la Guinée un décaissement de 148 millions de dollars au titre de la facilité de crédit rapide (FCR) afin d’aider le pays à satisfaire les besoins urgents de financement du budget et de la balance des paiements qui résultent de la pandémie de COVID-19.
• La pandémie de COVID-19 a durement frappé la Guinée, entraînant une dégradation des perspectives de croissance à court terme et une baisse des recettes tirées des exportations et des impôts miniers.
• Le décaissement du FMI fournira le financement nécessaire à la mise en œuvre du plan de riposte des autorités face à l’urgence sanitaire causée par la COVID-19 et à en atténuer ses graves répercussions.
Washington, le 19 juin 2020 Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé le décaissement en faveur de la Guinée de 107,1 millions de DTS (soit environ 148 millions de dollars) au titre de la facilité de crédit rapide (FCR). Cet appui, conjugué à l’allégement de la dette octroyé au titre du fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes (ARC), aidera le pays à satisfaire les besoins urgents de financement du budget et de la balance des paiements qui résultent de la pandémie de COVID-19 et des mesures d’atténuation qui ont été adoptées. Le financement du FMI permettra aussi d’accélérer la mobilisation d’une aide financière auprès des donateurs.
La Guinée a été durement frappée par la pandémie de COVID–19. La dégradation de la conjoncture mondiale ainsi que la propagation rapide de la flambée locale ont entraîné une détérioration des perspectives de croissance à court terme et une baisse des recettes tirées des exportations et des impôts miniers. Le décaissement du FMI au titre de la FCR fournira le financement nécessaire à la mise en œuvre du plan de riposte des autorités face à l’urgence sanitaire causée par la COVID-19 et à en atténuer ses graves répercussions. Il s’agira principalement d’augmenter les dépenses de santé, de protéger les populations les plus vulnérables des effets de la crise et de venir en aide au secteur privé. Les autorités prennent des dispositions afin de garantir une utilisation transparente et responsable des ressources allouées face à la crise de COVID-19.
À l’issue des débats du conseil d’administration sur la Guinée, M. Mitsuhiro Furusawa, président par intérim et directeur général adjoint, a prononcé la déclaration ci-après : « La Guinée a été durement frappée par la pandémie de COVID–19. La dégradation de la conjoncture mondiale ainsi que la propagation rapide de la flambée locale ont entraîné une détérioration des perspectives de croissance à court terme. La pandémie et les mesures d’atténuation qui ont été adoptées ont créé des besoins de financement urgents de la balance des paiements et du budget. Le décaissement au titre de la facilité de crédit rapide apportera en temps opportun un appui face à ces besoins et devrait aussi accélérer la mobilisation d’une aide financière auprès des donateurs. « Les autorités ont adopté un plan de riposte exhaustif pour faire face à l’état d’urgence et atténuer les effets de la crise. Il s’agira principalement d’augmenter les dépenses de santé, de protéger les populations les plus vulnérables des effets de la crise et de venir en aide au secteur privé. Les autorités maîtriseront les dépenses non prioritaires afin de dégager des ressources pour les interventions de riposte urgentes. Elles ont également mis en place des mesures pour assurer l’utilisation adéquate et le suivi de l’aide d’urgence. « Le recours aux amortisseurs extérieurs ainsi qu’une plus grande flexibilité du taux de change contribueront à faire face au choc tout en préservant un niveau adéquat de réserves.
La banque centrale continuera à restreindre ses interventions sur le marché des changes et adoptera une stratégie d’intervention fondée sur des règles. La politique monétaire cherchera à préserver la liquidité du secteur bancaire tout en maîtrisant l’inflation. À cette fin, il sera important de limiter le financement du budget par la banque centrale.
« Au-delà de la nécessité immédiate de répondre aux besoins qui découlent de la crise, il est crucial de préserver la viabilité à moyen terme de la dette et du budget. C’est pourquoi les autorités auront pour objectif un déficit budgétaire primaire plus faible que prévu lorsque la crise se résorbera. Il sera aussi primordial de garantir la transparence de la dette et de faire avancer les réformes relatives à la gestion de la dette. »

Communiqué incident du 27 mai 2020

La Banque Centrale de la République de Guinée a entamé, depuis septembre 2017, le projet de construction d’un bâtiment à usage professionnel R+12+3SS, à son siège, dans la commune de Kaloum. La maîtrise d’œuvre est assurée par le Cabinet Alpha Ousman CAMARA (AOC) et le contrôle technique par le Bureau VERITAS. Les travaux sont exécutés par l’entreprise EJICO. Le mercredi 27 mai 2020 à 11h30, un éboulement de béton frais s’est produit pendant le coulage d’une dalle plancher située au 3 ème étage (façade latérale Est du bâtiment). Suivant le constat établi sur place à partir des échanges avec les parties prenantes au projet (Cabinet AOC/Bureau VERITAS/EJICO), cet éboulement a été provoqué par l’affaissement des étais de support des périphéries de la dalle, qui se sont enfoncés dans le sol, sous l’effet de la pluie de la nuit du 26 au 27 mai 2020. Ce déversement de mortier n’a heureusement provoqué aucun blessé. Des mesures correctives ont été prises afin d’éviter la survenance de tels incidents à l’avenir sur le chantier. Attachant du prix à l’observation des mesures de sécurité sur ses chantiers et au respect des normes de construction, la Banque Centrale a demandé à chacun des intervenants, d’élaborer et de transmettre dans les meilleurs délais, un rapport technique exhaustif de cet incident.

La Cellule de Communication

Communiqué de la Banque Centrale de la République de Guinée sur le COVID-19

Achèvement de la quatrième revue du Programme FEC

Le conseil d’administration du FMI achève la quatrième revue de l’accord au titre de la facilité élargie de crédit et approuve un décaissement de 23,5 millions de dollars en faveur de la Guinée
• Le FMI approuve un décaissement de 23,5 millions de dollars (17,213 millions de DTS) en faveur de la Guinée.
• Si les résultats obtenus dans le cadre du programme appuyé par le FMI restent globalement satisfaisants, la Guinée fait face à d’importants risques de dégradation liés à la pandémie de COVID-19. Le FMI continuera de coopérer étroitement avec les autorités guinéennes au fur et à mesure que la situation évolue, que les autorités continuent de définir les mesures à prendre et que leurs besoins de financement changent.
• Le mécanisme de la FEC contribue au renforcement de la résilience de la Guinée, en intensifiant les investissements porteurs de croissance, en renforçant les dispositifs de protection sociale et en favorisant le développement du secteur privé.
Washington, 1er avril 2020. Le 1er avril 2020, le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé la quatrième revue des résultats économiques obtenus par la Guinée dans le cadre du programme appuyé par un accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). L’achèvement de cette revue permet de décaisser immédiatement l’équivalent de 17,213 millions de DTS (environ 23,5 millions de dollars), ce qui porte le total des décaissements au titre de l’accord à l’équivalent de 86,062 millions de DTS (environ 117,6 millions de dollars).
Si les résultats obtenus dans le cadre du programme appuyé par le FMI restent globalement satisfaisants, la Guinée fait face à d’importants risques de dégradation liés à la pandémie de COVID-19. Le FMI continuera de coopérer étroitement avec les autorités guinéennes au fur et à mesure que la situation évolue, que les autorités continuent de définir les mesures à
prendre et que leurs besoins de financement changent.
L’accord triennal avec la Guinée au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) a été approuvé le 11 décembre 2017 par le conseil d’administration du FMI (voir le communiqué de presse n° 17/484) pour un montant équivalent à 120,488 millions de DTS (environ 170,1 millions de dollars au moment de l’approbation, soit 56,25 % de la quote-part de la Guinée). L’accord au
titre de la FEC vise à renforcer la résilience, à accroître l’investissement public dans les infrastructures tout en préservant la stabilité, à renforcer les dispositifs de protection sociale et à promouvoir le développement du secteur privé.
À l’issue des débats du conseil d’administration sur la Guinée, M. Mitsuhiro Furusawa, président par intérim et directeur général adjoint, a fait la déclaration ci-après :
« Les résultats obtenus par la Guinée dans le cadre du programme appuyé par le FMI au titre de la FEC ont été satisfaisants au regard des objectifs fixés pour la fin juin 2019 et les autorités ont mis en œuvre des mesures correctives pour atteindre les objectifs du programme pour la fin de l’année 2019. La Guinée fait face à des risques de dégradation considérables du
fait de la pandémie de COVID-19. Le FMI continuera de coopérer étroitement avec les autorités guinéennes au fur et à mesure que la situation évolue, que les autorités continuent de définir les mesures à prendre et que leurs besoins de financement changent. Les autorités ont mis au point un plan national d’urgence pour la préparation et la riposte à l’épidémie de COVID-19, avec le concours technique de partenaires internationaux pour le développement.
Le plan est axé sur la prévention et l’atténuation d’une éventuelle épidémie. Le FMI souscrit pleinement à l’adoption et à la mise en œuvre de ce plan d’urgence.
Au-delà des besoins immédiats occasionnés par la crise de la COVID-19, il sera primordial de constituer un espace budgétaire pour des dépenses prioritaires afin de favoriser une croissance généralisée dans les années à venir. En parvenant à dégager un excédent budgétaire de base en 2020, les autorités contribueront à contenir l’inflation et à préserver la viabilité de la dette. L’accroissement des recettes fiscales et la réduction des subventions non ciblées à l’électricité dégageront des ressources qui permettront d’augmenter l’investissement public et de renforcer les dispositifs de protection sociale. À cette fin, il est essentiel de mettre en œuvre les mesures relatives aux recettes fiscales prévues dans le programme, d’adopter un mécanisme d’ajustement automatique des prix du pétrole et de faire avancer la réforme pluriannuelle des tarifs de l’électricité. Une stratégie prudente en matière d’emprunts extérieurs favorisera l’augmentation des investissements publics, notamment dans les
infrastructures. Le renforcement de la gestion de l’investissement public favorisera l’exécution de la stratégie budgétaire et améliorera la gouvernance.
Il est important d’assouplir le régime de change afin de préserver les réserves nécessaires pour faire face à des chocs extérieurs. Il faudra continuer de limiter les interventions de la banque centrale sur le marché des changes. Les réformes visant à consolider les forces du marché sur le marché des changes ont bien avancé. La poursuite de la mise en œuvre d’une stratégie d’intervention de la banque centrale fondée sur des règles permettra de réduire le pouvoir discrétionnaire de cette dernière.
Il faut continuer de restreindre les prêts de la banque centrale à l’État, conformément aux objectifs du programme, pour réduire l’inflation. Une gestion plus active de la liquidité contribuera également à la réalisation des objectifs monétaires. Le renforcement du contrôle et de la réglementation bancaires favorisera la stabilité financière.
Les autorités appliquent des réformes structurelles porteuses de croissance. Une amélioration du dispositif de lutte contre la corruption et du climat des affaires permettra de renforcer la gouvernance et de promouvoir le développement du secteur privé. Il importera aussi de mettre en œuvre le nouveau régime de déclaration de patrimoine et de renforcer encore le
dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. »

Communiqué de presse de la session ordinaires du conseil d’Administration

Le Conseil de la BCRG s’est réuni, le 20 décembre 2019, dans la Salle du Conseil d’Administration, sous la présidence de Docteur Louncény NABE, Gouverneur de la BCRG, Président statutaire.

Au cours de cette session, le Conseil a examiné le projet de budget de l’exercice 2020 et la proposition d’affectation du résultat de l’exercice 2018.

Le Conseil a été informé des rapports ci-dessus, pour approbation :

  • le Rapports d’activités LBC/FT et le rapport de conformité législative ;
  • la politique d’investissement des réserves ;
  • la politique de classification des informations ;
  • la politique de gestion des risques.

Sur cette base et à l’issue des travaux, le Conseil a adopté le budget de l’exercice 2020 qui s’équilibre en recettes et en dépenses à GNF 717 734,66 millions.

Le Conseil a approuvé l’affectation du résultat au renforcement des fonds propres de la BCRG.

Le Conseil a adopté les deux rapports portants, l’un sur la lutte contre le blanchissement de capitaux et le financement du terrorisme, et l’autre sur la conformité législative.

Enfin, le Conseil a approuvé les politiques relatives à :

  • l’investissement des réserves ;
  • la classification des informations ; et
  • la gestion des risques.

Les membres du Conseil ont exprimé leur satisfaction aux autorités de la BCRG pour la qualité des documents soumis au Conseil.

Fait à Conakry, le 20 décembre 2019

Le Président du Conseil d’Administration

Achèvement de la 4 ème revue du programme FEC

Les services du FMI et la Guinée ont atteint un accord au niveau des services sur la quatrième revue de l’accord FEC

À la suite des discussions entre les autorités guinéennes et les services du FMI à Conakry du 1er au 12 octobre, 2019 et à Washington lors des Assemblées annuelles 2019 du FMI, un accord au niveau des services du FMI a été atteint sur la quatrième revue du programme de politiques économiques et de reformes appuyé par une Facilité Élargie de Crédit (FEC) de trois ans. Sous réserve de l’approbation de la direction du FMI, l’accord devrait être soumis au Conseil d’administration du FMI en décembre 2019.

A l’issue des discussions, Mme Albertin, chef de mission du FMI pour la Guinée, a fait la déclaration ci-après :

« Les autorités guinéennes et les services du FMI ont atteint un accord un niveau des services du FMI sur la quatrième revue du programme de réformes et de politiques économiques appuyé par un accord FEC de trois ans. L’accord FEC vise à favoriser une croissance forte et partagée et à réduire la pauvreté tout en préservant la stabilité macroéconomique. La performance par rapport aux objectifs à fin juin 2019 du programme appuyé par la FEC était satisfaisante, et les reformes appuyées par le programme progressent.

« La croissance réelle était à 6% en 2018 et la forte performance économique devrait se poursuivre en 2019, soutenue par activité dynamique dans le secteur minier. L’inflation globale a ralenti à 9,4% en aout 2019. Le solde budgétaire de base a enregistré un surplus de 1,2% du PIB à fin juin. Les réserves internationales brutes se sont renforcées pour atteindre 3,7 mois de couverture des importations.

« Mobiliser des recettes fiscales supplémentaires et réduire graduellement les subventions à l’électricité sont déterminants pour la création de l’espace budgétaire pour accroitre les investissements publics à soutien de la croissance. Parallèlement, renforcer la gestion des investissements publics permettra d’assurer un meilleur rendement des investissements et de promouvoir la transparence et l’efficacité. Augmenter les dépenses publiques dans les filets de protection sociale est fondamental pour réduire la pauvreté, protéger les plus vulnérables et promouvoir l’inclusion. Une stratégie prudente d’endettement permettra de préserver la viabilité de la dette.

« Poursuivre la constitution des marges de manœuvre extérieurs renforcera la résilience de la Guinée face aux chocs. La poursuite de l’assouplissement du taux de change facilitera l’accumulation de réserves. A cette fin, la concurrence sur le marché des changes a été renforcée et une stratégie d’intervention de la banque centrale fondée sur des règles est en train d’être finalisée.

« Maintenir une politique monétaire prudente sera important pour modérer l’inflation. Continuer à limiter les prêts de la banque centrale à l’État sera essentiel à la maîtrise des tensions inflationnistes. Une gestion plus active de la liquidité aidera à l’atteinte des objectifs monétaires.

« Poursuivre la mise en œuvre des réformes visant à améliorer la gouvernance et le climat des affaires est essentiel au développement du secteur privé et à une croissance partagée. Continuer à renforcer le dispositif de lutte contre la corruption et le cadre de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme est important. »