Communiqué incident du 27 mai 2020

La Banque Centrale de la République de Guinée a entamé, depuis septembre 2017, le projet de construction d’un bâtiment à usage professionnel R+12+3SS, à son siège, dans la commune de Kaloum. La maîtrise d’œuvre est assurée par le Cabinet Alpha Ousman CAMARA (AOC) et le contrôle technique par le Bureau VERITAS. Les travaux sont exécutés par l’entreprise EJICO. Le mercredi 27 mai 2020 à 11h30, un éboulement de béton frais s’est produit pendant le coulage d’une dalle plancher située au 3 ème étage (façade latérale Est du bâtiment). Suivant le constat établi sur place à partir des échanges avec les parties prenantes au projet (Cabinet AOC/Bureau VERITAS/EJICO), cet éboulement a été provoqué par l’affaissement des étais de support des périphéries de la dalle, qui se sont enfoncés dans le sol, sous l’effet de la pluie de la nuit du 26 au 27 mai 2020. Ce déversement de mortier n’a heureusement provoqué aucun blessé. Des mesures correctives ont été prises afin d’éviter la survenance de tels incidents à l’avenir sur le chantier. Attachant du prix à l’observation des mesures de sécurité sur ses chantiers et au respect des normes de construction, la Banque Centrale a demandé à chacun des intervenants, d’élaborer et de transmettre dans les meilleurs délais, un rapport technique exhaustif de cet incident.

La Cellule de Communication

Achèvement de la quatrième revue du Programme FEC

Le conseil d’administration du FMI achève la quatrième revue de l’accord au titre de la facilité élargie de crédit et approuve un décaissement de 23,5 millions de dollars en faveur de la Guinée
• Le FMI approuve un décaissement de 23,5 millions de dollars (17,213 millions de DTS) en faveur de la Guinée.
• Si les résultats obtenus dans le cadre du programme appuyé par le FMI restent globalement satisfaisants, la Guinée fait face à d’importants risques de dégradation liés à la pandémie de COVID-19. Le FMI continuera de coopérer étroitement avec les autorités guinéennes au fur et à mesure que la situation évolue, que les autorités continuent de définir les mesures à prendre et que leurs besoins de financement changent.
• Le mécanisme de la FEC contribue au renforcement de la résilience de la Guinée, en intensifiant les investissements porteurs de croissance, en renforçant les dispositifs de protection sociale et en favorisant le développement du secteur privé.
Washington, 1er avril 2020. Le 1er avril 2020, le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé la quatrième revue des résultats économiques obtenus par la Guinée dans le cadre du programme appuyé par un accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). L’achèvement de cette revue permet de décaisser immédiatement l’équivalent de 17,213 millions de DTS (environ 23,5 millions de dollars), ce qui porte le total des décaissements au titre de l’accord à l’équivalent de 86,062 millions de DTS (environ 117,6 millions de dollars).
Si les résultats obtenus dans le cadre du programme appuyé par le FMI restent globalement satisfaisants, la Guinée fait face à d’importants risques de dégradation liés à la pandémie de COVID-19. Le FMI continuera de coopérer étroitement avec les autorités guinéennes au fur et à mesure que la situation évolue, que les autorités continuent de définir les mesures à
prendre et que leurs besoins de financement changent.
L’accord triennal avec la Guinée au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) a été approuvé le 11 décembre 2017 par le conseil d’administration du FMI (voir le communiqué de presse n° 17/484) pour un montant équivalent à 120,488 millions de DTS (environ 170,1 millions de dollars au moment de l’approbation, soit 56,25 % de la quote-part de la Guinée). L’accord au
titre de la FEC vise à renforcer la résilience, à accroître l’investissement public dans les infrastructures tout en préservant la stabilité, à renforcer les dispositifs de protection sociale et à promouvoir le développement du secteur privé.
À l’issue des débats du conseil d’administration sur la Guinée, M. Mitsuhiro Furusawa, président par intérim et directeur général adjoint, a fait la déclaration ci-après :
« Les résultats obtenus par la Guinée dans le cadre du programme appuyé par le FMI au titre de la FEC ont été satisfaisants au regard des objectifs fixés pour la fin juin 2019 et les autorités ont mis en œuvre des mesures correctives pour atteindre les objectifs du programme pour la fin de l’année 2019. La Guinée fait face à des risques de dégradation considérables du
fait de la pandémie de COVID-19. Le FMI continuera de coopérer étroitement avec les autorités guinéennes au fur et à mesure que la situation évolue, que les autorités continuent de définir les mesures à prendre et que leurs besoins de financement changent. Les autorités ont mis au point un plan national d’urgence pour la préparation et la riposte à l’épidémie de COVID-19, avec le concours technique de partenaires internationaux pour le développement.
Le plan est axé sur la prévention et l’atténuation d’une éventuelle épidémie. Le FMI souscrit pleinement à l’adoption et à la mise en œuvre de ce plan d’urgence.
Au-delà des besoins immédiats occasionnés par la crise de la COVID-19, il sera primordial de constituer un espace budgétaire pour des dépenses prioritaires afin de favoriser une croissance généralisée dans les années à venir. En parvenant à dégager un excédent budgétaire de base en 2020, les autorités contribueront à contenir l’inflation et à préserver la viabilité de la dette. L’accroissement des recettes fiscales et la réduction des subventions non ciblées à l’électricité dégageront des ressources qui permettront d’augmenter l’investissement public et de renforcer les dispositifs de protection sociale. À cette fin, il est essentiel de mettre en œuvre les mesures relatives aux recettes fiscales prévues dans le programme, d’adopter un mécanisme d’ajustement automatique des prix du pétrole et de faire avancer la réforme pluriannuelle des tarifs de l’électricité. Une stratégie prudente en matière d’emprunts extérieurs favorisera l’augmentation des investissements publics, notamment dans les
infrastructures. Le renforcement de la gestion de l’investissement public favorisera l’exécution de la stratégie budgétaire et améliorera la gouvernance.
Il est important d’assouplir le régime de change afin de préserver les réserves nécessaires pour faire face à des chocs extérieurs. Il faudra continuer de limiter les interventions de la banque centrale sur le marché des changes. Les réformes visant à consolider les forces du marché sur le marché des changes ont bien avancé. La poursuite de la mise en œuvre d’une stratégie d’intervention de la banque centrale fondée sur des règles permettra de réduire le pouvoir discrétionnaire de cette dernière.
Il faut continuer de restreindre les prêts de la banque centrale à l’État, conformément aux objectifs du programme, pour réduire l’inflation. Une gestion plus active de la liquidité contribuera également à la réalisation des objectifs monétaires. Le renforcement du contrôle et de la réglementation bancaires favorisera la stabilité financière.
Les autorités appliquent des réformes structurelles porteuses de croissance. Une amélioration du dispositif de lutte contre la corruption et du climat des affaires permettra de renforcer la gouvernance et de promouvoir le développement du secteur privé. Il importera aussi de mettre en œuvre le nouveau régime de déclaration de patrimoine et de renforcer encore le
dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. »

39ème Réunion du Comité des Agréments des Etablissements de Crédit

Ce vendredi 13 Mars 2020 le Comité des Agréments Présidé par le Gouverneur de la BCRG, s’est réuni pour la 39ème Réunion du Comité des Agréments des Etablissements de Crédit de la Catégorie « Banques et Etablissements Financiers ».

(En image)

Discours du Gouverneur en Sierra Leone

  • Monsieur le Représentant du Gouvernement de la Sierra Leone ;
  • Messieurs les Gouverneurs des Banques Centrales ;
  • Monsieur le Commissaire Chargé des Politiques Macro-économiques et de la Recherche Economique de la Commission de la CEDEAO ;
  • Madame la Directrice Générale de l’IMAO ;
  • Monsieur le Directeur Général de l’AMAO ;
  • Monsieur le Directeur Général du WAIFEM ;
  • Mesdames et Messieurs les Représentants des Institutions Régionales, Africaines et Internationales ;

Mesdames et Messieurs les Délégués,

Honorables invités,

C’est avec un réel plaisir et un insigne honneur que je prends la parole pour souhaiter à toutes et à tous la bienvenue à cette 40ème réunion du Comité des Gouverneurs des Banques Centrales des pays membres de la Zone Monétaire de l’Afrique de l’Ouest.

Je voudrais tout d’abord, au nom des Gouverneurs et des délégations qui les accompagnent, et en mon nom personnel, exprimer mes sincères remerciements et ma profonde gratitude à son Excellence Julius Maada BIO, Président de la République de Sierra Leone, au Peuple et au Gouvernement Sierra Leonais, ainsi qu’au Gouverneur de la Banque de Sierra Leone, pour l’accueil chaleureux et les facilités qui ont été mises à notre disposition depuis notre arrivée dans ce beau pays, à l’hospitalité légendaire.

Je voudrais également vous adresser à tous mes vifs remerciements pour avoir bien voulu honorer de votre présence ce grand rendez-vous sous-régional, qui témoigne de l’intérêt que vous attachez à notre projet commun. 

Permettez-moi d’étendre ces remerciements au personnel de l’Institut Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (IMAO), avec lequel j’ai œuvré pendant ma présidence pour le suivi des décisions de la 42ème réunion du Conseil de Convergence.   

Votre présence démontre votre engagement à porter le processus d’intégration monétaire de la CEDEAO vers des succès encore plus grands, en dépit des vicissitudes inhérentes à la construction des grands ensembles.   

Comme vous le savez, la création d’un espace économique et monétaire viable est un chantier très complexe à réaliser. Même les espaces économiques et monétaires les plus réussis au monde ont alterné, dans leur processus, des phases de progrès et de difficultés.

En tout état de cause, la conviction de la Guinée est que notre volonté de faire aboutir ensemble le Programme de coopération monétaire de la CEDEAO l’emportera sur les incompréhensions momentanées. Nous devons chaque fois tirer leçons de nos divergences, pour rendre irréversible le processus d’intégration de notre sous-région.

Honorables Gouverneurs,

Mesdames et Messieurs,

En 2019, l’activité économique de notre zone s’est améliorée dans, un contexte de morosité de l’économie mondiale. Le taux de croissance économique est estimé à 2,6 % contre 2,3 % en 2018. Cette amélioration est le résultat de la mise en œuvre de politiques économiques appropriées dans nos différents pays.

Cependant, l’évaluation de la performance des Etats membres en matière de convergence macroéconomique indique que la plupart des pays n’ont pas respecté tous les critères de premier rang. Seule la Gambie a respecté les quatre critères de convergence de premier rang. Le Ghana, le Liberia et la Guinée ont respecté trois critères chacun, tandis que le Nigéria en a respecté deux. C’est le lieu de rappeler que le respect des critères de convergence sur une base durable reste un défi majeur à relever. 

En dépit de ce contexte, je reste convaincu qu’avec l’engagement sans réserve de nos pays pour la mise en œuvre effective du Programme de Coopération Monétaire de la CEDEAO, les résultats ne pourront que s’améliorer. A ce titre, je voudrais saluer les efforts consentis depuis quelques années par les Banques Centrales de la Zone pour stabiliser  monnaies nationales, limiter le financement monétaire des déficits budgétaires, et contenir les pressions inflationnistes.

Honorables Gouverneurs,

Mesdames et Messieurs,

Sur le plan institutionnel, des décisions importantes ont été prises en 2019, notamment le choix du nom de la future monnaie commune  (l’ECO), l’adoption d’un régime de change flexible, d’un cadre de politique monétaire axé sur le ciblage de l’inflation, du modèle fédéral de Banque Centrale ainsi que du nom de cette Institution (Banque Centrale de l’Afrique de l’Ouest (BCAO). Ces résultats constituent des avancées majeures vers notre objectif commun, et traduisent la volonté politique des chefs d’État et de Gouvernement de la Zone de faire de la CEDEAO un modèle en Afrique.

Malgré ces avancées, force est d’admettre que le chemin reste encore long, et qu’il est parsemé d’embuches. C’est en agissant de concert et en fédérant nos énergies que nous parviendrons à transcender ces écueils et à relever des défis encore plus grands.

Il est motivant de constater que le projet de création de la monnaie commune dans notre espace continue de susciter un immense espoir pour les populations. Nous avons le devoir d’apporter des réponses aux multiples questions que se posent ces populations. L’une des voies les plus appropriées dans ce sens est l’élaboration de véritables stratégies de communication à l’endroit de nos concitoyens, toutes catégories confondues, pour susciter à leurs niveaux la confiance indispensable à la viabilité de la coopération monétaire de la CEDEAO. Leur adhésion au projet communautaire est en effet un gage de succès.

Honorables Gouverneurs,

Mesdames et Messieurs,

Durant ma présidence, j’ai veillé, avec l’appui de l’IMAO, au suivi de l’application des décisions de la 42ème réunion du Conseil de Convergence, tenue le 23 août à Conakry. A cet égard, il faut saluer l’opérationnalisation du Collège des Superviseurs des Institutions Financières Non Bancaires de la ZMAO, laquelle a tenu sa réunion inaugurale, du 13 au 15 novembre 2019, à Accra ; l’élaboration d’un cadre de SWAP de devises pour la facilitation des échanges intra zone ; l’engagement par l’IMAO des démarches de mobilisation de ressources pour l’utilisation de l’Identifiant Bancaire Unique.

En outre, dans le souci de contribuer à l’accélération de l’harmonisation des statistiques, qui est une activité de la feuille de route révisée, j’ai eu des échanges avec AFRISTAT qui m’a assuré de sa disponibilité à travailler avec les institutions en charge de cette activité. Sur ma demande, AFRISTAT a pris contact avec l’IMAO et l’AMAO. La question est également inscrite à l’ordre du jour de la réunion du Comité des Gouverneurs des Banques Centrales des États membres de la CEDEAO, sur instruction de Monsieur le Président en exercice.

J’ai la ferme conviction que mon successeur poursuivra les chantiers en cours, en vue d’accélérer la mise en œuvre des activités prévues dans la feuille de route.

Je suis persuadé que cette rencontre de Freetown sera une étape importante dans la recherche des voies et moyens nécessaires à l’aboutissement du processus d’intégration monétaire dans l’espace CEDEAO.

Pour terminer mon allocution, je voudrais encore une fois vous remercier tous de votre soutien pendant ma présidence. Je vous invite à continuer d’apporter le même soutien à mon successeur.

Je souhaite plein succès aux présents travaux.

Je vous remercie de votre aimable attention

Dr Louncény NABE

Communiqué de presse de la session ordinaires du conseil d’Administration

Le Conseil de la BCRG s’est réuni, le 20 décembre 2019, dans la Salle du Conseil d’Administration, sous la présidence de Docteur Louncény NABE, Gouverneur de la BCRG, Président statutaire.

Au cours de cette session, le Conseil a examiné le projet de budget de l’exercice 2020 et la proposition d’affectation du résultat de l’exercice 2018.

Le Conseil a été informé des rapports ci-dessus, pour approbation :

  • le Rapports d’activités LBC/FT et le rapport de conformité législative ;
  • la politique d’investissement des réserves ;
  • la politique de classification des informations ;
  • la politique de gestion des risques.

Sur cette base et à l’issue des travaux, le Conseil a adopté le budget de l’exercice 2020 qui s’équilibre en recettes et en dépenses à GNF 717 734,66 millions.

Le Conseil a approuvé l’affectation du résultat au renforcement des fonds propres de la BCRG.

Le Conseil a adopté les deux rapports portants, l’un sur la lutte contre le blanchissement de capitaux et le financement du terrorisme, et l’autre sur la conformité législative.

Enfin, le Conseil a approuvé les politiques relatives à :

  • l’investissement des réserves ;
  • la classification des informations ; et
  • la gestion des risques.

Les membres du Conseil ont exprimé leur satisfaction aux autorités de la BCRG pour la qualité des documents soumis au Conseil.

Fait à Conakry, le 20 décembre 2019

Le Président du Conseil d’Administration

Dialogue sur l’inclusion financière (DIA’FIN 2019)

La Banque Centrale de la République de Guinée en collaboration avec l’Alliance pour l’Inclusion Financière (AFI) a organisé à Conakry, les 27 et 28 Novembre 2019, sous le haut patronage de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre Dr. Ibrahima Kassory FOFANA, la seconde édition du Dialogue de haut niveau sur l’inclusion financière en Guinée et en Afrique (DIA’FIN). Cette seconde édition a eu pour thème « Inclusion financière et Entreprenariat des femmes et des jeunes ».

Depuis mai 2018, le Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) assure la Présidence de l’Initiative Africaine pour les Politiques d’Inclusion Financière (AFPI) pour un mandat de deux ans. Dans ce cadre, la BCRG a initié et validé un programme intitulé « Dialogue de haut niveau sur l’inclusion financière en Guinée et en Afrique DIA’FIN ». Ce programme qui est élaboré autour d’une série de Dialogue sur l’inclusion financière vise d’une part, à convier les acteurs clés et les parties prenantes du secteur de la finance et de l’entreprenariat, et d’autre part à accentuer la communication publique sur la problématique de l’inclusion financière des populations. A la suite de la 1ère édition qui a eu lieu à Conakry au mois de mai 2019, cette seconde édition a regroupé des délégués venus de divers horizons. Il s’agit des représentants des Banques Centrales de la Tunisie, de la Tanzanie, de la Sierra Leone, du Libéria, du Ghana, de la Gambie et de la BCEAO, ainsi que des représentants des Institutions comme l’AFI, l’AMAO, la Banque Mondiale, la BAD, le PNUD, des représentants des Institutions de Recherche comme l’African Center for Economic Transformation (ACET), des Dirigeants d’entreprises locaux évoluant dans le secteur financier, bancaire et de la monnaie électronique, de la téléphonie mobile, de l’industrie, de l’agriculture, ainsi que des incubateurs évoluant dans le secteur des nouvelles technologies etc.

Monsieur le Gouverneur dans son discours, après avoir exprimé la bienvenue aux délégations étrangères, a mis l’accent sur les politiques engagées par le Gouvernement guinéen en matière d’inclusion financière et de lutte contre l’extrême pauvreté, notamment chez les femmes et les jeunes. Dans ce cadre, a-t-il souligné, plusieurs initiatives ont été prises par le gouvernement. C’est le cas de la mise en place du Fond Nationale pour l’Insertion des Jeunes (FONIJ), de l’Agence Nationale d’Inclusion Economique et Sociale (ANIES), de l’Agence Nationale de Financement des Collectivités locales (ANAFIC).

Il a aussi indiqué que les Banques Centrales jouent inévitablement un rôle crucial dans la mise en place d’un environnement propice à l’accès aux services financiers. Les Banques Centrales doivent trouver le juste équilibre entre accès aux instruments financiers et protection des Banques contre l’instabilité et les risques. Au-delà des Banques Centrales, les pouvoirs publics sont chargés d’établir les lois et les règlementations qui encouragent à la fois le développement du secteur financier et l’inclusion financière.

Le dialogue s’est articulé autour de cinq panels, avec plus de trente-cinq panélistes. Les débats autour de ces panels ont permis de mettre en lumière les facteurs qui contribuent à maintenir l’exclusion financière pour certaines couches vulnérables. Parmi ces facteurs il y a :

  • l’inadéquation entre les produits financiers disponibles et les besoins de la population cible ;
  • l’insuffisance de garanties et la problématique de la maitrise du risque ;
  • le manque d’éducation financière et des difficultés liées au montage des dossiers de demande de crédit ;
  • les difficultés à trouver le premier financement pour les entreprises en phase de démarrage et les coûts élevés liés à ces financements ;
  • le manque de soutien des entrepreneurs locaux face à la concurrence étrangère souvent déloyale ;
  • la règlementation très contraignante qui souvent peut freiner l’innovation ;
  • l’insuffisance, ou l’absence d’une commande publique adressée aux entreprises locales qui font pourtant preuve de beaucoup d’innovation.

Face à ces difficultés, des recommandations et des solutions ont été préconisées comme :

  • mettre en place des institutions financières spécialisées dotées de fonds, dont la vocation sera le financement et l’accompagnement des entreprises en phase de démarrage à l’image de ce qui se fait dans d’autres pays ;
  • accorder une plus grande confiance aux entrepreneurs locaux, notamment à travers la commande publique des produits locaux ;
  • étendre à tous les secteurs la politique du contenu local à travers l’octroi de licences avec des clauses allant dans ce sens ;
  • initier des campagnes d’éducation financière destinées au grand public en associant notamment les médias (encourager la réalisation et la diffusion d’émissions qui seraient sponsorisées par les institutions financières etc.)
  • veiller à ce que la règlementation ne constitue pas un frein à l’innovation en matière d’inclusion financière.

Au terme des deux journées sur le DIA’FIN 2, Monsieur le Gouverneur de la Banque Centrale, après avoir remercié les participants pour la qualité des travaux, a salué l’esprit de convivialité qui a animé l’ensemble des participants durant ces journées. Il a aussi pris bonne note de l’ensemble des recommandations et s’est engagé à veiller à leur mise en œuvre par la BCRG dans les domaines de sa compétence et à adresser un plaidoyer au Gouvernement dans ce sens pour le reste.

La Direction de la Supervision des IMF

Audience accordée par M. le Gouverneur au Secrétaire Permanent de l’OHADA

Conakry, le 29-01-2020 le Secrétaire Permanent de l’OHADA, Pr. Emmanuel Sibidi DARANKOUM et son Directeur des Affaires Juridiques, de la Communication et de la Documentation, Dr. Boubacar DIARRAH, accompagné par le Président de la Commission Nationale OHADA-Guinée, le Magistrat Pierre LAMA ont été reçu en audience par le Gouverneur de la BCRG, Dr. Louncény NABÉ.

 Les échanges ont porté sur de nouvelles dispositions ci-dessous prises en faveur de la Guinée et sur les relations entre le Secrétariat Permanent de l’OHADA et la Banque Centrale de la République de Guinée.

•      Une forte implication des acteurs du secteur bancaire dans les programmes de formations et de consultations dans le cadre de la rédaction de nouveaux actes sur l’affacturage et le crédit-bail ;

•      L’autonomisation du financement des activités de l’OHADA ;

•      L’installation d’un logiciel de gestion du registre du commerce et du crédit mobilier (RCCM)